Modèle C4 Picasso à Éviter : Problèmes, fiabilité, moteurs

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Le Citroën C4 Picasso sous la loupe

Le Citroën C4 Picasso, et sa version restylée appelée plus tard C4 Spacetourer, occupe une place privilégiée sur le marché des monospaces compacts. Apprécié pour son confort, son design original et ses équipements innovants, il a connu un succès notable auprès des familles françaises et européennes. Néanmoins, tous les millésimes ne se valent pas en matière de fiabilité. Choisir un C4 Picasso d’occasion demande de la vigilance, car certains modèles et motorisations sont associés à une réputation mitigée, voire déconseillés à l’achat. Décryptons ensemble les problèmes récurrents, la fiabilité et les moteurs à surveiller pour faire un choix éclairé.

Problèmes fréquemment rencontrés sur le C4 Picasso

De nombreux propriétaires de C4 Picasso ont fait face à divers désagréments, parfois dès les faibles kilométrages. Si certains soucis sont mineurs et faciles à résoudre, d’autres peuvent s’avérer coûteux à long terme. Il est crucial d’identifier les faiblesses pour éviter un achat à risques.

Voici les pannes récurrentes les plus signalées :

  • Problèmes d’embrayage et de boîte de vitesses (BMP6 / ETG6) : Les versions équipées de la boîte robotisée BMP6 ou ETG6, largement répandues avant 2014, souffrent de passages de vitesses saccadés, d’usures prématurées de l’embrayage et de bugs électroniques affectant la fluidité de conduite.
  • Dysfonctionnements électriques et électroniques : Centralisation, capteurs de stationnement, GPS, écrans tactiles, voire tableau de bord, peuvent connaître des dysfonctionnements soudains. La gestion électronique chez Citroën, sur ces modèles, a longtemps été le talon d’Achille du véhicule.
  • Suspension pneumatique : Les C4 Picasso équipés de suspensions pneumatiques à l’arrière peuvent souffrir de fuites avec affaissement du véhicule à l’arrêt. Le remplacement des boudins ou du compresseur reste onéreux.
  • FAP (Filtre à particules) et système d’injection : Sur les motorisations diesel, des soucis persistants de FAP encrassé, relais de préchauffage, voire pompe d’injection sont à surveiller, d’autant plus si le véhicule n’a pas été utilisé dans des conditions optimales.
  • Distribution moteur : Les motorisations THP et certains diesels ancienne génération (DV6) rencontrent des problèmes de chaîne de distribution (usure prématurée, tendeurs faibles) ou de courroie (casse, décalage), générant parfois des casses moteurs sévères.

Un exemple fréquent concerne le C4 Picasso 1.6 HDi 110 entre 2007 et 2011, où l’apparition d’un voyant moteur, accompagnée d’une perte de puissance, cache souvent une encrassement du FAP. Quant aux versions THP essence, nombre d’utilisateurs se sont retrouvés avec une chaîne de distribution détendue dès 60 000 km.

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Fiabilité du Citroën C4 Picasso selon les millésimes

La fiabilité du C4 Picasso varie sensiblement d’une année à l’autre. En matière d’entretien et de longévité globale, les versions récentes s’avèrent significativement plus fiables. Il est donc essentiel de différencier les phases du modèle pour anticiper d’éventuels frais cachés.

Année de production Modèle Fiabilité générale Problèmes majeurs
2007-2011 C4 Picasso I Faible à moyenne BMP6, FAP, chaînes/courroies, électronique
2012-2013 C4 Picasso I phase 2 Moyenne BMP6, FAP encore présents
2013-2016 C4 Picasso II En nette amélioration Électronique/anomalies mineures
2017-2018 Spacetourer Bons progrès Quelques soucis d’infodivertissement

Il apparaît clairement que les millésimes antérieurs à 2013 concentrent l’essentiel des plaintes propriétaires. Pour bénéficier d’une expérience plus sereine, il est donc recommandé de se tourner vers les C4 Picasso produits après 2014, surtout équipés des motorisations BlueHDi ou PureTech améliorées.

Moteurs du C4 Picasso à éviter absolument

Le Citroën C4 Picasso a été commercialisé avec une large palette de motorisations essence et diesel, dont la fiabilité diffère grandement selon les générations et les évolutions techniques.

Moteurs diesel à risque :

  • 1.6 HDi 110 et 112 ch (DV6TED4, DV6C) : Malgré leur sobriété, ces moteurs sont touchés par des problèmes de turbo, d’encrassement du FAP, et de casse de courroie de distribution. Les premiers modèles (avant 2011) sont à éviter.
  • 2.0 HDi 138 ch (DW10BTED4) : Apprécié pour ses performances, mais souffrant trop souvent de galères électriques, d’injecteurs récalcitrants et de fuites d’huile.

Moteurs essence à problèmes :

  • 1.6 VTi 120 ch : Chaîne de distribution fragile, consommation d’huile excessive et soucis de pompe à eau. Des défaillances précoces qui coûtent cher.
  • 1.6 THP 150/156 ch : Malgré un agrément de conduite réel, le THP est connu pour sa chaîne de distribution fragile, ses encrassements importants (soupapes/admission) et ses risques de casses moteur prématurées. Beaucoup d’exemplaires avant 2014 ont été concernés par des rappels massifs.

A contrario, les blocs BlueHDi 120, 150 ou 160 sont nettement plus fiables (à partir de 2015), tout comme le moteur PureTech 130 ch si l’entretien a été suivi scrupuleusement, notamment en ce qui concerne la vidange de la courroie humide.

Conseils d’achat et équipements à privilégier

Si l’on souhaite malgré tout opter pour un C4 Picasso, il est vivement recommandé de miser sur un second modèle (après 2014), notamment équipé des moteurs BlueHDi ou PureTech récentes. Il est conseillé d’éviter les finitions d’entrée de gamme, peu dotées en équipements, et de privilégier les versions haut de gamme qui bénéficient de systèmes d’assistance à la conduite (freinage actif, maintien de voie, régulateur adaptatif) et d’un meilleur niveau de confort (suspension, sellerie, système HiFi JBL, etc.).

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Pour se prémunir des mauvaises surprises, quelques points sont à vérifier lors de l’achat :

  • Un historique d’entretien limpide (factures, carnet d’entretien à jour, rappels constructeur effectués)
  • L’absence de codes défaut au diagnostic électronique
  • Le bon fonctionnement des suspensions, de la boîte de vitesses, des équipements électroniques et de la climatisation
  • Un essai routier prolongé, en veillant aux bruits suspects ou aux à-coups
  • La vérification de l’état de la courroie ou de la chaîne de distribution selon le moteur

Pour sécuriser son investissement, l’acquisition d’une extension de garantie ou le passage par un professionnel labellisé (Spoticar, Das WeltAuto, etc.) est également recommandé. Une attention particulière devra également être portée à la revente future, certains modèles pâtissant d’une décote plus importante en raison de leur mauvaise réputation.

Millésimes et configurations à privilégier

Les meilleurs choix en matière de C4 Picasso concernent les modèles produits après la mi-2014, dotés :

  • Des moteurs BlueHDi (surtout 120 ch, sobre et fiable)
  • De la boîte manuelle (évite les soucis de la BMP6/ETG6)
  • De finitions milieu ou haut de gamme (Feel, Shine), avec équipements de sécurité et multimédia mis à jour
  • D’un historique complet, attestant du soin apporté par les anciens propriétaires

Les C4 Picasso II phase 2 sont aujourd’hui les plus recherchés pour leur agrément de conduite, leur modularité, et la réduction drastique des problèmes auparavant observés sur les modèles plus anciens. Citroën a corrigé la plupart des faiblesses mécaniques et électroniques sur ces générations.

Il reste néanmoins conseillé de faire expertiser le véhicule avant l’achat, notamment par un professionnel habitué des modèles PSA, afin de détecter d’éventuels vices cachés.

En résumé, le Citroën C4 Picasso reste un choix familial pertinent à condition d’éviter certains millésimes et motorisations problématiques. Miser sur un modèle récent, bien entretenu et correctement équipé, permettra de bénéficier de son confort et de sa praticité sans craindre de mauvaises surprises.

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